mercredi 31 août 2011

" Sarko m'a tuer ", le pétard mouillé à 2 balles


Deux journalistes en mal de biftons et de sensations sortent un livre. Couverture noire, titre en rouge sang: " Sarko m'a tuer ". Analogie scabreuse à l'affaire Omar Raddad. La messe est dite avant même d'ouvrir le bouquin, il "s'agit" d'une affaire criminelle et Sarko pourrait bien être le coupable désigné d'office, l'assassin en somme.

Les auteurs ont interrogé une magistrate de haut vol, une ex-juge de la fameuse affaire Bettencourt. Le truc qui continue de faire pshittt et long feu... Cette juge, soumise au devoir de réserve, nous est présenté comme une grande professionnelle. Qu'on en juge, si j'ose dire, par ce qu'elle dit: " Il m'a dit [le 1er témoin] qu'il avait vu des remises d'espèces à Sarko ". Témoignage hors procès verbal d'audition !
Que dit-elle d'autre cette grande professionnelle?: " L'infirmière de Liliane Bettencourt a confié à ma greffière, après son audition par moi : J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur le procès-verbal ". 2 ème témoignage, fait sous le sceau de la confidence, hors procès-verbal à nouveau ! Bravo l'artiste ! Une grande professionnelle qui accuse sans pièces formelles, sur des on-dits ! Quelle pointure! Laisser passer hors PV, 2 supposées si belles bombes ! Moi, j'appelle cela de l'incompétence ou du foutage de gueule, peut-être bien les 2. On frise la diffamation. A moins que cela ne relève que de l'acidité gastrique d'une juge revancharde...

Philippe Bilger, avocat général à Paris, disait sur BFM, que ces quelques lignes de la juge  Prévost-Desprez étaient incroyables, façon évidente d'éviter de dire faute professionnelle et transgression du devoir de réserve...
Tiens même Dame Pécresse, pour qui je n'ai pas de sympathie, déclarait à juste titre: de 2 choses l'une, et surtout de la part d'une magistrate, ou l'on a les moyens d'accuser et dans ce cas là on le fait suivant la procédure, ou l'on ferme sa gueule (ndlr: traduction perso).

Et, il fallait s'y attendre, faisant fi de l'inconsistance flagrante de ces témoignages curieux, l'opposition, Martine Aubry (empêtrée dans son ex-soutien à Guérini) en tête en appelle à l'ouverture d'une enquête. Allez hop, faisons feu de tout bois, si l'on peut ( rêver d' ) embastiller Sarko, pourquoi s'en priver !

Lamentables ces 2 journaleux qui se feront du beurre avec 1 couverture et 3 lignes sidérantes de non-consistance matérielle ( sur le plan judiciaire ).
Lamentable cette Isabelle Prévost-Desprez, juge de son état, qui foule du pied la présomption d'innocence, rapporte à des journalistes des on-dits hors-PV d'une enquête judiciaire et bafoue son devoir de réserve. Belle image de l'institution !
Lamentables, enfin, ceux qui s'empressent de se saisir de ce grand n'importe quoi et de cet amateurisme pour, qui en faire de l'audience, qui en faire un pétard mouillé à 2 balles anti-Sarko.

Pour ceux qui en douteraient encore, la campagne pour l'élection présidentielle est bien commencée. Et contrairement aux feux d'artifice, on n'attendra pas le scrutin final pour nous balancer des bouquets de boules puantes.

Folie passagère 807.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 30 août 2011

Théorie du genre: tu seras hétéro, mon fils !

 Il y a une polémique qui a l'air de monter en puissance à quelques jours de la rentrée scolaire: la théorie du genre sexuel apparaît dans les manuels scolaires des élèves de Premières S.

De quoi s'agit-il ? De dire, et donc en l'occurence d'enseigner, que les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités: homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels.

Dans l'un de ces manuels (Hachette), il y est écrit: Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l’autre. Alors, si j'ai bien compris, il s'agit d'expliquer que ce n'est pas uniquement la présence du kiki ou du vagin qui fait que l'on est homme "normal"  ou femme "normale" , pédé ou hétéro, bi ou... zoophile ?. Mais plutôt une évolution sentimatenlo-culturello-comportementale. C'est ça ?  Cela paraît logique, non ?

Tenez, moi par exemple, depuis tout petit ( classe de 6ème pour être précis ) j'ai vite compris que j'avais un petit souci: Les mecs m'attiraient. Mais comme visiblement ce n'était pas bien, pendant longtemps, j'eus un comportement et des pratiques sexuelles hétéro, au moins au grand jour. Pour la batifole décadente, je faisais "cela" underground. Jusqu'au jour, où crotti-crotta, j'ai décidé qu'il n'y aurait plus tromperie sur la marchandise. 

Est-ce à dire que ce même beau jour, il y aurait eu une inter-action entre mon kiki et le contexte socio-culturel fréquenté ? Si c'est le cas, elle tient la route cette théorie, pourquoi vouloir la critiquer tel que semblent le vouloir 80 affreux députés de droite?
Si ce même beau jour, j'ai décidé d'arrêter de me mentir et donc d'arrêter les faux-semblants - et donc une prise de décision purement intime - y a-t-il toujours interaction-machin-chose ?

Oulala, c'est compliqué cette histoire ! Il est où le problème ? N'y aurait-il pas une anguille religieuse sous roche pour que l'on en fasse tout un plat ? Je veux comprendre mais il n'y a personne qui m'explique ... J'm'en retournerai bien à l'école.

Folie passagère 806.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

L’église byzantine Saint-Louis de Paimbœuf, en Loire-Atlantique